Informations œuvre
  • Dates de représentation 11/05/2019 (Le Générateur)
  • Source Le Générateur
  • Artistes Mickaël Berdugo, Olivier Chebab, Moïra Dalant, Paola Daniele, Caroline Dejoie, Séverine Delrieu, Liza Carrey, Groupe Performatif Famapoil, Vito Gennaro Giacalone, Julien Haguenauer, Patrizia Horvarth, Hôtel de Ville, Secteur in.Verso, Deed Julius, Cyril Leclerc, Barbara Marchetti, Ariane Zarmanti, Laurent Melon, Moses Cléophée, Veronica Piersanti, Adrien Solis, Manon Vinerier
  • Participant.es Anna Levy, Julia Brossard
Informations évènement
Note d’intention

Show your [ frasq ] est un moment collectif de performances présenté chaque trimestre depuis 2018. Une occasion pour un groupe d’une vingtaine d’artistes d’exprimer un besoin de faire jeux ensemble, une envie d’en découdre avec la notion d’auteur et d’artiste, comme avec les codes de la représentation. Les performeur·euse·s proposent le temps d’une soirée, une forme d’exposition vivante, un biotope singulier qui n’a ni dessein intelligent, ni chef d’orchestre. Le public est happé dans un chaos créateur fait de frictions et de complexités qui s’entrechoquent.
La particularité de Show your [ frasq ] tient également à la simplicité de ses modalités de production. Après une réunion trois semaines avant, les artistes se retrouvent le jour de l’événement dans l’espace du Générateur. Une fois le public présent, sans déroulé ni ordre de passage, les performeur·euse·s se lancent et proposent deux heures d’actions, de gestes, de textes et de poésie. Aucune thématique n’est imposée aux artistes, seules quelques contraintes spatiales et/ou temporelles bousculent la musicalité générale de l’événement qui s’invente au fur et à mesure collectivement.

Notice de l’œuvre

Deed Julius, “Duchamp de bataille” :
Vêtu d’une pelouse synthétique et d’un casque “boule à facettes” de sa fabrication, Deed Julius improvise un dialogue avec le public.

Laurent Melon :
Pendant toute la durée de Show your [ frasq ], Laurent Melon diffuse sur un des murs du lieu plusieurs de ses scoopitones. Cette projection grand format d’images animées créées à partir de sa peinture et ses dessins, instaure un dialogue inattendu et riche avec les performances et les actions en cours.

Sonia Codhant, LA CROISÉE DES CHEMINS :
Performance plastique encourageant le public à écrire sur l’Amour ou l’Animal
Dispositif : 3 assises de part et d’autre d’une table sur laquelle débouchent quatre différents chemins.
Le chemin : des poils ou des griffes ou des crocs ou des plumes.
Protocole : Le public est invité à rejoindre individuellement la performeuse à la table en empruntant un des quatre chemins. En fonction de celui qu’il·elle a emprunté, il lui est demandé en quelques minutes de soit déclarer sa flamme par écrit de façon anonyme (10’) ; soit dessiner l’animal de son choix de sa main la moins habile (6’) ; soit faire une liste alphabétique de noms d’animaux (6’) ; soit lui lire à l’oreille la déclaration d’amour précédemment rédigée par quelqu’un d’autre (2’).
Direction de la recherche : Interroger l’intime du public. Convoquer de manière individuelle ses connaissances animales ou sa faculté à exprimer son désir.

Ariane Zarmanti, Eclosion :
Elle était recouverte de la tête aux pieds de vêtements noirs, y compris le visage, et allongée sur un tapis posé au sol qui faisait comme le périmètre d’une table d’opérations. Zazie, neuf ans, avait un uniforme de chirurgienne. Elle coupait des morceaux de tissus et faisait saillir la chair par endroits. Panneaux « dessine-moi un visage » « Dis-moi qui je suis (ça m’évitera de m’inventer » « Prends-moi (en photo s’il-te-plaît ») : mais personne dans le public ne s’y est risqué. Elle a donc dessiné seule, après Zazie, des visages sur tous les endroits qui ressortaient. Zazie les photographiait avec un polaroïd qu’elle déposait autour du carré, et qui faisaient comme des portraits d’êtres disparus. Sans qu’Ariane l’aie décidé au préalable, il y avait dans cette silhouette noire recouverte d’un voile-cagoule une convocation des terroristes-djhadistes et des femmes à burka. Et le tremblé de la chair dessous avait une obscénité tendre et vulnérable, comme un hommage à quelques victimes anonymes.

Cyril Leclerc :
Installé dans le local de stockage du Générateur, l’artiste propose une performance sonore de musique expérimentale drone noise.

Mickaël Berdugo :
Armé de son seul micro, l’artiste improvise ses poèmes et pose des questions existentielles aux spectateur·rice·s.

En images
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Informations images
  • Nombre d’images sélectionnées pour Performance Sources 71
  • Crédits photographes Bernard Bousquet, Bruno Levy, Sonia Codhant
  • Dates des prises de vues 11/05/2019
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