Informations œuvre
  • Dates de représentation 13/10/2013 (Le Générateur)
  • Source Le Générateur
  • Artistes Marion Uguen
Informations évènement
Note d’intention

Comme une sorte de pulsion scopique lancée sur deux téléviseurs à tube cathodique, Marion Uguen retranscrit sa propre image et sa danse achève de crever l’écran. Sa danse autobiographique révèle son passage de la passivité de son corps de spectatrice à celui de danseuse. Avec Love TV, Marion Uguen, en collaboration avec le vidéaste Stéphane Broc et le philosophe Jean-Luc Nancy texte), nourrit son désir de curiosité sur le lien entre la danse et la vidéo, précisément la transition du mouvement à l’image-mouvement.

Notice de l’œuvre

Les spectateur·rices, dans la pénombre, sont assis·es face à l’un des grands murs blancs du Générateur. Devant eux, un petit téléviseur à tube cathodique posé sur un support à roulette est installé. Marion Uguen, en jean et t-shirt noir, se présente au public. Elle se déchausse puis enlève ses chaussettes. Elle manipule ensuite le téléviseur alors éteint. Une couleur bleue recouvre la surface de l’écran, au fur et à mesure que l’artiste zappe la couleur de l’écran change passant du turquoise au violet. La performeuse s’écarte ensuite de l’objet puis se met à danser. Durant la deuxième partie de cette performance, elle improvise des histoires imaginaires et des mouvements accompagnent ses paroles. Elle raconte une histoire simple, la quête d’un amour imaginaire dans l’eau et dans les montagnes où tout va finalement glisser vers Ottawa.
Les mots s’enchaînent et s’emboîtent comme les figures d’un origami. Le corps de l’artiste les suit habillement, sans pour autant les illustrer. Ses mots et ses mouvements sont entièrement improvisés mais suivent en même temps une logique interne implacable.

En images
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Informations images
  • Nombre d’images sélectionnées pour Performance Sources 6
  • Crédits photographes Bernard Bousquet,
  • Dates des prises de vues 13/10/2013
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  • Nombre d’œuvres dans le fonds 5
A l’issue de la formation professionnelle “danseur contemporain : perfectionnement” au CDC de Toulouse en 2005, Marion Uguen développe un travail de recherche lors de résidences au Point Ephémère (Paris), Bains connective (Bruxelles) ainsi qu’au Générateur (Gentilly). En 2007, elle est interprète dans Mon fantôme écrit et mis en scène par Pascal Rambert. En 2010, elle crée la pièce Ceci n’est pas du ping-pong, jouée lors du festival international C’est de la Danse Contemporaine du CDC Toulouse. Du mouvement à l’image-mouvement, Marion Uguen aborde également l’audiovisuel par le biais d’actions filmées, de captations urbaines et de réalisations vidéos. En 2012/2013, Marion Uguen participe à la session de la formation professionnelle Transforme à l’Abbaye de Royaumont.
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