Biographie

Née à Montpellier en 1974, Jeanne Susplugas vit à Paris.
Sa pratique allie installations, vidéos, photographies, performances, dessins et réalité virtuelle. Jeanne Susplugas explore différents médiums pour créer une esthétique singulière, séduisante en apparence mais vite inquiétante et grinçante. Elle interroge les relations de l’individu avec lui-même et avec l’autre, face à un monde obsessionnel et dysfonctionnel.
Son travail a été exposé au KW à Berlin, à la Villa Medicis à Rome, au Palazzo delle Papesse à Sienne, au Palais de Tokyo à Paris, au Fresnoy National Studio, au Musée d’Art Moderne de St Etienne, au Musée de Grenoble, à la Biennale d’Alexandrie et celle de Shanghaï, à Dublin-Contemporary ou Nuit Blanche à Paris. Ses films ont été présentés lors de festival tels Hors Pistes (Centre Pompidou, Paris), Locarno International Festival, Miami International Festival, Les Instants Vidéos à Marseille ou Les Rencontres Internationales Paris/Berlin/Madrid.
Jeanne Susplugas est intervenue à quatre reprises avec des performances au Générateur dans le cadre du festival [ frasq ], rencontre autour de la performance, en 2009, 2012, 2014 et 2022.

Les œuvres de Jeanne Susplugas
Janv. 2023
Constantin Leu, dans le noir, émet des sons entre rires et pleurs. Il est debout, dissimulé sous un drap blanc qui le couvre de la tête au pied. On aperçoit dans l’entrebâillement du tissu, sa barbe blanche. La longue plaque métallique qu’il porte à son cou crée des reflets sur le sol. Constantin Leu se met à crier « NON » de plus en plus fort. Il découvre sa tête : un pistolet est pointé sur sa tempe. D’un geste brusque, il l’arrache, retire la plaque et son drap avant de …
Oct. 2022
Quatre marionnettes réalistes représentant des femmes d’âges différents, sont disposées sur une table noire, sur la bande son d’un groupe de parole entre 4 femmes et une psychologue. Les marionnettes reproduisent les postures corporelles et les micros gestes qu’auraient pu faire ces femmes. Une manière de rendre acceptable et d’incarner un sujet difficile : les violences conjugales.
Oct. 2014
All the world’s a stage lie étroitement exposition et théâtre. Lorsque les spectateur·rices entrent dans la salle du Générateur, il·elles peuvent se diriger vers l’un·e des cinq acteur·rices qui déclament en boucle et indépendamment les un·es des autres des textes brefs, rédigés par Marie-Gabrielle Duc. La salle est plongée dans le noir ; les performeur·ses sont éclairé·es individuellement. Chacun·e d’eux·elles est debout à côté d’une installation en carton posée sur des roulettes, en …
Oct. 2012
Lorsque le public entre dans la salle, il découvre un homme qui porte une blouse blanche de boucher en train d’affûter des lames. Un homme debout à côté de lui, à l’aide d’un ordinateur, diffuse en direct les sons produits par le frottement des lames métalliques. Le boucher coupe alors des morceaux de viande puis poursuit sans relâche l’aiguisage des différentes lames posées sur la table. Une femme en tenue de danse entre dans la pièce, retire à son passage quelques morceaux de viande …
Oct. 2012
Une femme en tenue de danse entre dans la salle, prend à son passage quelques morceaux de viande avant de repartir ailleurs. Une seconde interprète entre et réalise la même action. Trois autres danseuses suivront. Dispersées dans le vaste espace du Générateur, les cinq danseuses sont éclairées d’un halo de lumières individuel. Assises au sol, les danseuses se déchaussent avant d’enfiler leur paire de ballerines dans lesquelles elles glissent des morceaux de viande. Après avoir exécuté quelques …
Oct. 2009
Cette performance met en scène le texte de Basile Panurgias, commandé par Jeanne Susplugas, qui est en lien avec son travail sur les rituels quotidiens et les « TOCS » (Troubles Obsessionnels Compulsifs). Il est ici interprété par Judith Gars et Pierre Mignard. La mise en scène fait apparaître les deux interprètes dans une scène de la vie quotidienne. Il·elles sont assis·es sur des canapés dans un coin de la salle, le public les observant dans la pénombre. Une discussion …