Informations œuvre
  • Dates de représentation 15/10/2022 (Le Générateur)
  • Source Le Générateur
  • Artistes invité·e·s Mickaël Berdugo, Mathieu Bohet, Yassine Boussaadoun, Christine Coste, Maéva Croissant, DjREÏNE, Sophia El Mokhtar, Claire Faugouin, Emily Holmes, Violaine Joffart, Deed Julius, Nikola Kapetanovic, Sandrine Lehagre, Constantin Leu, Thalia Pigier, Catherine Ursin, Eneas Vaca Bualo, Ariane Zarmanti, Renyan Liu, Véronique Ursin, Léo Sarrade, Groupe Performatif Famapoil, Florencia Segura
Informations évènement
  • Évènement(s) cadre(s) Show your [ frasq ]
  • Contexte
    Œuvre présentée dans le cadre du festival [ frasq ], rencontre annuelle dédiée à la performance organisée par Le Générateur chaque mois d’octobre depuis 2009.
Note d’intention

Show your [ frasq ] est un moment collectif de performances présenté chaque trimestre depuis 2018. Une occasion pour un groupe d’une vingtaine d’artistes d’exprimer un besoin de faire jeux ensemble, une envie d’en découdre avec la notion d’auteur et d’artiste, comme avec les codes de la représentation. Les performeur·euse·s proposent le temps d’une soirée, une forme d’exposition vivante, un biotope singulier qui n’a ni dessein intelligent, ni chef d’orchestre. Le public est happé dans un chaos créateur fait de frictions et de complexités qui s’entrechoquent.
La particularité de Show your [ frasq ] tient également à la simplicité de ses modalités de production. Après une réunion trois semaines avant, les artistes se retrouvent le jour de l’événement dans l’espace du Générateur. Une fois le public présent, sans déroulé ni ordre de passage, les performeur·euse·s se lancent et proposent deux heures d’actions, de gestes, de textes et de poésie. Aucune thématique n’est imposée aux artistes, seules quelques contraintes spatiales et/ou temporelles bousculent la musicalité générale de l’événement qui s’invente au fur et à mesure collectivement.

Notice de l’œuvre

Tout le long de la soirée, sur l’un des murs du Générateur, est projetée l’image démultipliée d’une caméra qui enregistre ce qui se passe en direct. Un micro est à disposition des performeur.euses qui peuvent se l’approprier quand bon leur semble. La lumière divise l’espace en différents espaces laissant parfois place à des éclairages diffus puis à une lumière crépusculaire.

Renyan Liu : En robe à fleurs, perruque rose fluo et collant noir, assis à une petite table ronde Renyan Liu prend du poppers. Les mains menottées, il mâche une banane qu’il recrache dans des pots de médicaments. Il se déplace dans l’espace avec un miroir, se maquille avant de dessiner un autoportrait au rouge à lèvres. Sur un drap, il crée un espace rituel où il éparpille des photos de femmes féminines, déverse un liquide rouge et brise des miroirs. A la guitare électrique, Léo Sarrade prend part à la composition musicale et accompagne les chansons de Renyan Liu.

Groupe Performatif Famapoil : L’une d’entre elles est en roller pendant que l’autre se déplace avec où elle inscrit des mots tels que : “Ça roule”, “J’ai la sensation étrange de vous connaître depuis toujours”, “ je te quitte”, “j’en ai plutôt marre de t’attendre”.

Mickael berdugo et Emily Holmes dansent ensemble et improvisent des chants ou des poèmes commençant par “quand j’étais petit”.

Catherine Ursin, habillée en blanc compose des images avec un rétroprojecteur et différentes matières dont de la glace. A côté de la projection, Nikola Kapetanovic improvise des compositions musicales en fonction des créations visuelles de Catherine et de la composition sonore de Dj Reïne. Christine Coste, Violaine Joffart et Véronique Ursin enroulées telles des sculptures icebergs se déplacent dans une extrême lenteur. A l’aide d’un pico projecteur, Catherine Ursin projette une vidéo sur la fonte d’icebergs, sur les sculptures vivantes de papier. Elle crée des sculptures vivantes en papier sur Yassine. Petit à petit, les performeuses se roulent au sol, les sculptures en papier se défont, les papiers se déchirent et sont utilisés par d’autres. Plus tard, les performeuses servent des glaçons au public, sur un plateau et Catherine se promène avec un glaçon qu’elle porte comme un jeune nourrisson.

Constantin Leu réalise plusieurs actions durant la soirée en parallèle de son installation d’objet à partir de sa vente aux enchères de sandwichs. En toge blanche, il se sert d’une seringue pour faire couler un liquide rouge sur son bras. Puis, il déverse des feuilles mortes sur son corps, bombe sa barbe en noir et étire un cable d’un bout à l’autre de l’espace avec l’aide de spectateur·ices.

Mathilde Rance, assise sur un tissu de velours rouge, en sous-vêtements de sport et maquillée en clown, elle invite les spectateur·ices à venir discuter avec elle. A côté de sa penderie, sur le mur est inscrit en grand : “Peur de la mort ? Vivez là !”. Par la suite, elle fait un rituel avec le public pour l’enterrement de son ami Stan le hamster. En cercle autour du mausolée en rouleaux de papiers toilettes, le public est invité à dessiner un objet que Stan emportera avec lui sur une musique espagnole : “Vous pouvez pleurer un peu mais pas beaucoup”.

Deed Julius : En costume doré, il délimite l’espace à l’aide de bandes de carton et de bâches sur lesquelles il dispose de morceaux de watt qu’il imbibe de peinture rouge. Au cours de la soirée, il se crée une chevelure punk à l’aide de plastique bleu, en faisant une ode à la fragilité et à la vulnérabilité : “on a pas besoin de gens forts”, “de gens qui ont confiance en eux, il y en a trop”.

Yassine Boussaadoun, en vêtement de sport, tourne en rond nerveusement puis saute sur place, s’étire et danse dans un espace réduit, près d’une bouteille d’eau en plastique au sol. Plus tard, il troquera son jogging contre un jean et une veste de costume.

Dans un espace délimité par du scotch blanc d’1m sur 1m, (?) se met de la glaise sur le visage. Au micro, sur la musique techno d’une petite enceinte, il chante d’une voix rock et énervée, un texte sur les playlists de musique dans les voitures. Lorsque l’argile a séché sur son visage, il se pose à genou pour faire des grimaces et retirer une partie de l’argile et crée un costume en scotch marron.

Eneas et Florencia Segura en sous-vêtements couverts de scotchs de couleurs, dansent ensemble et réalisent des portés. Leur corps est ainsi à la fois support et médium. Au cours de la soirée, ils s’emparent de certains papiers d’Illico pour improviser avec eux.
Sophia El Mokhtar dessine les performeur.euses sur sa robe blanche tout le long de la soirée avant de se mettre à danser pour célébrer l’événement.
Thalia Pigier : Sous un chapiteau d’enfant, Thalia Pigier invite les spectateur·ices à entrer un par un pour se confesser.

Maeva Croissant se déplace à quatre pattes avec une certaine animalité. Plus tard, au micro, elle lit des textes poétiques, ponctués d’interjections et de rage.

Ariane Zarmanti, habillée en bleu, se déplace avec sa fille dans l’espace, reliée par un fil.

En images
Image 01/47
Précédent
Suivant
Informations images
  • Nombre d’images sélectionnées pour Performance Sources 47
  • Crédits photographes Jean Silvant, Bernard Bousquet
  • Dates des prises de vues 15/10/2022
Contactez-nous pour accéder à l’ensemble des documents
Découvrir l’artiste
Artistes
Nombre d’œuvres dans le fonds