Informations œuvre
  • Dates de représentation 12/10/2011 (Le Générateur), 16/10/2011 (Le Générateur)
  • Source Le Générateur
  • Artistes Alberto Sorbelli
  • Artistes invité·e·s Eric Da Silva, Thomas Schlesser
  • Participants Géraldine Asselin, Marie-Charlotte Biais, Olivier Breuils, Alban Casterman, François Delaive, Laurent Desponds, Charly Devier, Laurent Halgand, Nathalie Hanrion, Emmanuel Hermange, Reda Kateb, Xavier Kuentz, Cédric Ingard, Vic Moan, Alexandre Picot, Boris Rehlinger, Louis Salkind, Samuel Sogno, Benoît Thiébault, Hervé Walbecq, Benjamin Yvert
  • Compagnies invitées Compagnie In Cauda, Compagnie Emballage Théâtre
Informations évènement
Note d’intention

« Je reste complètement hors circuit, […] ;
J’existe, je suis là, mais je n’en fais pas vraiment
partie… j’en vois une poésie.
Et étant un poète, je vis comme un poète,
dans un espace complètement mental.
La réalité, elle est autour, elle circule, je la vois,
je la touche parfois, […]. »
Claire Lahuerta, entretien avec Alberto Sorbelli, La désinvolture de l’art, 2008.

L’année 2011 célèbre les cinq cents ans de l’Eloge de la folie d’Erasme de Rotterdam et les cinquante ans de l’Histoire de la folie de Michel Foucault.
Avec L’Esthétique de la folie, Alberto Sorbelli propose une architecture théâtrale pour deux compagnies de théâtre, une vingtaine de comédiens et deux conférenciers. Une invitation pour les auteurs, les acteurs et le public à vivre une expérience concrète et esthétique de la folie, ou profondément théâtrale. Oeuvre non théorique et non pédagogique, L’Esthétique de la folie est un face à face entre deux troupes de théâtre et deux historiens de l’art qui jouent simultanément.

Notice de l’œuvre

Alberto Sorbelli orchestre une performance magistrale qui met face à face deux compagnies de théâtre et deux conférenciers dans un même espace.
Le public est plongé pendant plus de deux heures dans une expérience théâtrale immersive. Il doit se frayer un passage entre les acteurs, se rapprocher d’un conférencier pour tenter de comprendre ses propos, se déplacer pour capter le sens de chacune des pièces de théâtre, s’éloigner pour contempler l’ensemble.
Deux troupes de théâtre jouent simultanément leur propre spectacle : Les chiens nous dresseront, de la Compagnie In Cauda dirigée par Godefroy Ségal et L’anniversaire, par l’Emballage Théâtre dirigé par Eric Da Silva. Les comédien·nes et les narrations s’entremêlent et leurs sens initiaux se défont pour trouver d’autres directions.
De part et d’autre du plateau, deux conférenciers sont attablés. Emmanuel Hermange, critique d’art et Thomas Schlesser, historien de l’art, s’engagent dans cette joute générale en discourant sur la folie, l’histoire de l’art, la situation théâtrale qui se déroule entre eux. L’érudition de leur prose est tout à la fois magnifiée et saturée par leurs deux voix qui se juxtaposent, ainsi que par les scènes dramatiques qu’elles encadrent sans qu’il n’y ait, entre, ni avec elles, de rapport sémantique. L’Esthétique de la folie s’achève sur un monologue d’Eric da Silva, extrait de sa création Je deviens Jimi Hendrix. Le visage et les bras peints en noir, vêtu de collants, d’un tutu et de bottes compensées, il déclame un texte qui défile devant lui, projeté sur l’un des murs du Générateur.

L’Esthétique de la folie préfigure des aspects formels qui reviendront dans les différents épisodes du Bal rêvé, notamment un enchevêtrement à l’excès des gestes et des discours qui crée des lignes de fuite dans leur autonomie et qui implique des formes de perception écarquillées, égarées, renouvelées.

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  • Crédits photographes Bernard Bousquet
  • Dates des prises de vues 12/10/2011
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  • Nombre d’œuvres dans le fonds 19
Né à Rome en 1964, vit et travaille à Paris. Alberto Sorbelli est un artiste, metteur en scène, acteur et dessinateur italien. Dans les années 80, il rejoint l’Accademia Nazionale di Danza de Roma. Il étudie et travaille au Teatro Romolo Valli Reggio et est engagé en tant que danseur au Teatro dell’Opera di Roma sous la direction de Maïa Plissetskaïa. Il s’installe à Paris en 1986 pour suivre les cours de Peter Goss. Il entre à l’École nationale supérieure des beaux-arts (ENSBA) et obtient son diplôme en 1995. Encore étudiant en 1994, il est invité à participer à l’Exposition “L’hiver de l’amour” au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, où il sera censuré quelques jours avant le vernissage. Depuis plus de vingt ans, il vit de ses …
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